Quoi savoir pour traverser la frontière canado-américaine avec mon animal

Attention!
De nouvelles règles plus strictes pour entrer aux États-Unis avec pitou seront en vigueur à partir du 1er août 2024. Cet article sera mis à jour prochainement quand les règles seront mieux comprises. Les différentes associations vétérinaires sont en attente de réponses à ce sujet.

 

On m’a suggéré d’écrire à ce sujet. J’avoue qu’il s’agit d’une question très fréquente sur les réseaux sociaux, car les gens veulent s’assurer qu’ils pourront voyager en sol américain aisément avec pitou et, parfois, même avec minou.

Nous avons traversé les douanes terrestres pour visiter nos voisins du sud à quelques reprises avec nos chiens et, je dois l’avouer, les choses se sont toujours bien déroulées jusqu’à maintenant. Je touche du bois en écrivant ces lignes. Ce n’est pas si sorcier, mais, il vaut mieux être plus prudent que pas assez. À quelques reprises, les preuves de vaccinations antirabiques ont été exigées à notre retour au Canada.

 

Les essentiels :  

  • Le certificat de vaccination contre la rage (antirabique) :

Vous devez avoir en votre possession le certificat de vaccination de votre chien contre la rage. Maintenant, ce dernier est exigé pour rentrer au Canada et non pas pour entrer en sol américain. Nous vous suggérons tout de même d’être prévoyant en demandant aussi une copie du certificat en anglais. Si votre chiot ou votre chien reçoit son vaccin antirabique pour la première fois, il est préférable d’attendre au moins 30 jours avant de s’aventurer en sol américain pour s’assurer que l’efficacité et la validité de la vaccination soient reconnues. Ce vaccin peut être donné seulement aux animaux de 12 semaines et plus. C’est la raison pour laquelle les chiots de moins de 4 mois ne sont généralement pas autorisés à voyager à l’extérieur du pays. Quand ce vaccin était une exigence des américains, il devait être donné annuellement. Maintenant qu’il s’agit d’une exigence pour revenir au Canada, les vaccins aux 3 ans sont acceptés tant qu’ils sont valides. Pour minou, seuls certains États américains exigent la vaccination contre la rage.

  • Son identification :

Il est fortement suggéré de vous assurer de bien identifier votre animal. Depuis mars 2020, il est maintenant obligatoire que pitou porte à son cou sa médaille de licence municipale. De plus, une médaille attestant de sa vaccination antirabique vous sera remise par votre médecin vétérinaire, c’est préférable de lui faire porter. Ainsi, si le douanier veut valider l’identification de l’animal, ce sera plus simple. Évidemment, la micropuce demeure le meilleur moyen d’identifier votre animal. Ce n’est pas une exigence pour passer les frontières par voie terrestre, mais ça pourrait vous aider à retrouver votre compagnon advenant qu’il se perde.

 

  • Sa bonne santé :

Les agents frontaliers ont le droit de refuser l’entrée à un animal qui semble visiblement malade ou atteint d’une maladie contagieuse. Bien que ce ne soit pas une exigence, d’avoir en votre possession un document attestant de la bonne santé de votre compagnon pourrait vous éviter des ennuis. Vous pouvez demander à votre médecin vétérinaire de vous remettre ce document en anglais. Cela devient encore plus pertinent si votre animal a des problèmes affectant son apparence.

 

  • Sa nourriture :

Pour éviter les dérangements gastro-intestinaux à votre chien ou votre chat, il est préférable d’apporter la nourriture à laquelle il est habitué. Sa nourriture doit être dans son emballage commercial d’origine encore scellé. Les nourritures pour animaux de compagnie contenant de l’agneau, de la chèvre et du mouton ne peuvent pas être apportées aux États-Unis. Personnellement, j’aime bien acheter un plus petit sac de leur nourriture qui conviendra pour la durée du voyage.

Certains feront le choix de faire l’achat de la nourriture de leur animal en sol américain. Assurez-vous de prendre la même formule que celle à laquelle votre animal est habitué ou bien d’opter pour une nourriture de type gastro-intestinale qui est plus facile à digérer sans transition alimentaire. Si votre animal consomme une nourriture vétérinaire pour un problème particulier, ça vaut la peine de s’informer préalablement pour trouver une clinique qui pourra vous en vendre. Certaines nourritures spécialisées vétérinaires sont accessibles seulement sous prescription aux États-Unis. Il faudra alors prévoir le coup et demander une prescription à votre vétérinaire.

Pour les nourritures crues, ça semble plus complexe si vous souhaitez l’apporter en territoire américain. Il est recommandé de consulter les autorités compétentes, telles que le département de l’Agriculture des États-Unis (USDA) ou le service des douanes et de la protection des frontières (Customs and Border Protection), pour obtenir les informations les plus récentes sur les règles et réglementations spécifiques concernant l’importation de nourriture crue pour chiens ou chats aux États-Unis.

 

Autres particularités :

  • Voyage à l’étranger dans les 6 mois :

Si, dans les 6 mois précédents votre voyage, votre animal a vécu ailleurs qu’au Canada, vous devez vérifier si d’autres conditions s’appliquent. Dans le cas où vous auriez visité un pays à haut risque de rage, les choses se compliquent. Visitez le site web suivant pour en savoir plus : https://www.cdc.gov/importation/bringing-an-animal-into-the-united-states/dogs.html

  • Interdiction de races :

Selon les endroits visités (États et villes), il est possible que certaines races de chien soient interdites. Renseignez-vous au préalable auprès des états que vous envisagez de visiter pour connaître les restrictions sur leur territoire.

 

  • Vaccination complémentaire :

Il est aussi possible que certains terrains de camping, pensions, salons de toilettage, parcs canins puissent avoir des exigences rehaussées en prévention. Les vaccins de base et pour la toux de chenil sont les plus fréquemment exigés.

 

  • Services vétérinaires :

Nous vous suggérons de trouver une ou des cliniques vétérinaires qui seront à proximité des lieux visités. En cas de pépin, ce sera plus simple pour vous d’intervenir en étant bien préparé.

 

  • Antiparasitaires :

N’oubliez pas de prévoir un antiparasitaire adapté aux risques encourus par votre animal et pour le vers du cœur dont la prévalence augmente en voyageant plus au sud. Les tiques aussi sont définitivement plus présentes surtout si vous visitez les États de l’est. N’oubliez pas de protéger adéquatement votre animal et d’apporter votre crochet à tique.

 

Prenez note que cet article a été rédigé en mai 2023. Ces règlements sont ceux qui étaient en vigueur au moment d’écrire cet article et peuvent changer sans préavis.

 

Vous pouvez cliquer sur les photos afin de les agrandir.

***Cet article n’est pas commandité.***