Trichobézoards, les boules de poils chez le chat

On connait bien le chat comme étant un animal « propre ». Il passe beaucoup de temps à faire sa toilette. Sa langue rugueuse munie de papilles cornées agit un peu comme une brosse dans son pelage. Les poils morts sont donc retirés et ingérés. Les poils ne sont malheureusement pas digestibles. En petite quantité, ils transiteront le système digestif pour être expulsés dans les selles. En plus grande quantité, ils peuvent s’agglomérer. C’est la raison pour laquelle ils peuvent occasionner des problématiques.

 

Quels sont les problèmes les plus fréquents?

La fameuse boule de poil nommée plus scientifiquement trichobézoard est le problème le plus fréquent associé à l’ingestion de poils chez le chat. Les poils s’accumulent dans l’estomac de minou et ils vont former un amas indigeste. S’ensuit une irritation gastrique qui induira des efforts de vomissements qui se solderont par le rejet d’une boule de poils. Ce scénario est le plus probable, mais il existe aussi des scénarios beaucoup moins heureux. L’amas de poils peut réussir à poursuivre son chemin au niveau de l’intestin. Si la taille de trichobézoard est trop importante, il peut occasionner une obstruction intestinale. L’animal affecté peut alors dépérir rapidement (vomissements répétés, perte d’entrain, perte d’appétit, déshydratation, douleur abdominale, constipation ou diarrhée, etc.). Les cas les plus sévères peuvent nécessiter une hospitalisation et possiblement une intervention chirurgicale pour retirer la boule de poils problématique.

 

Quels sont les facteurs de risque?

Tous les chats sont à risque d’avoir des trichobézoards au courant de leur vie. Toutefois, certains chats sont plus à risque d’en faire souvent ou d’en subir des complications. Les chats au pelage semi-long ou long ont tendance à avoir plus de problèmes de cet ordre. Les chats anxieux qui ont tendance à se toiletter plus souvent que la moyenne pourront aussi en subir les conséquences. Certains individus qui présentent un léchage compulsif peuvent présenter des zones sans poils ou des lésions induites par un léchage trop fréquent. Les parasites cutanés (puces, mites, etc.) ou les allergies peuvent entrainer des démangeaisons qui vont occasionner un léchage plus fréquent. Les périodes de mue (printemps et automne) sont des moments où les problèmes de trichobézoards sont très fréquents en raison de la chute de poils augmentée.

 

Comment prévenir la formation de boules de poils?

La clé du succès pour la gestion des boules de poils passe par la prévention. Une fois de plus, vaut mieux prévenir que guérir!

  • Brossez fréquemment votre chat: Les chats au pelage long peuvent nécessiter un brossage quotidien alors que ceux aux poils courts peuvent bien se porter avec seulement une séance de brossage par mois. L’action du brossage permet à votre compagnon de se débarrasser de ces poils morts plutôt que de les ingérer. Cette action devient d’autant plus importante en période de mue.
  • Stimulez votre chat à être actif : L’activité physique a une action bénéfique sur le transit digestif. Les chats qui ne vont pas à l’extérieur devront être stimuler à jouer avec leur propriétaire au moins 15 minutes par jour. Pour en savoir plus sur ce point, consultez l’article 8 conseils pour avoir un chat heureux.
  • Donnez-lui un traitement préventif pour les boules de poils : Sous formes de pâtes laxatives ou de cubes à croquer savoureux, les fabricants développent de plus en plus de produits intéressants et appréciés par les chats. Il est aussi possible d’administrer de la vaseline (gelée de pétrole) régulière (sans parfum) par voie orale à votre chat. La quantité ne devrait pas excéder ½ c. à thé aux 2-3 jours. En trop grande quantité, ces traitements peuvent induire de la diarrhée. Certains chats se portent bien avec un traitement préventif une fois par semaine. L’idée est de trouver la fréquence adaptée aux besoins de notre compagnon.
  • Parlez-en à votre équipe vétérinaire : Si votre chat vomit fréquemment des boules de poils malgré vos précautions, n’hésitez pas à en discuter avec votre équipe vétérinaire. Dans certains cas, des tests diagnostiques tels qu’un bilan sanguin ou des radiographies pourraient être suggérés pour s’assurer qu’une pathologie sous-jacente ne serait pas en cause pour expliquer ses vomissements.
  • Aidez-le à gérer son stress : Si vous croyez que votre chat passe trop de temps à se lécher ou s’il se cause une dépilation ou des lésions, il est important de voir à réduire son stress. Votre vétérinaire pourra vous venir en aide et évaluer si votre compagnon devrait bénéficier d’une médication pour réduire son stress. L’amélioration de son environnement peut grandement aider. Pour en savoir plus sur ce point, consultez l’article 8 conseils pour avoir un chat heureux.

 

Que faire quand ça ne va pas?

Le meilleur réflexe à avoir est de téléphoner à votre équipe vétérinaire. Selon l’histoire et l’état général de votre animal, ils seront en mesure de vous suggérer le mieux pour votre compagnon. Peut-être qu’un traitement intensif pour les boules de poils sera suffisant pour le ramener sur la bonne voie. Dans d’autres cas, un examen pourrait être suggéré pour mieux évaluer la situation et offrir un traitement adapté pouvant aller jusqu’à l’hospitalisation et la procédure chirurgicale. Vaut mieux ne pas prendre les trichobézoards à la légère.

 

En espérant que vous en savez plus sur les trichobézoards, n’oubliez pas que la clé du succès est la prévention.

 

 

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